Colombie, L'Eldorado !

Carthagène des Indes - Bruno Ringwald - 13/09/2017

"Pourquoi la Colombie?"  

Une forme d'attirance! Avant d'y poser le pied, c'est l'inspiration pour une destiantion d'Amérique du Sud encore à découvrir. "Pourquoi la Colombie?" À force de répondre à cette question, je deviens spécialiste des différentes régions, je peaufine notre itinéraire. Plus j'apprends de ce pays, plus je sens que ça va être compliqué de choisir. Au fil des pages, des blogs et des forums je me sens attiré tout à la fois par les Andes et les 3 cordillères qui strient le pays du Nord au Sud, la jungle du Choco ou de Santa Marta, le désert de la Guajira, la région du café et l'amazonie et Carthagène qui, comme Zanzibar, Chiloé, Valparaiso, Saint Domingue ou Siracuse occupe une place importante dans mon imaginaire d'enfant.

Nous voyageons tous les 3 avec Cécile et notre garçon de 7 ans. Il faut donc trouver le savant mélange entre douceur des vacances, aventures pour dépasser notre simple confort, envie d'apprendre et de s'immerger. Cette année, nous avons retenue la leçon de l'Australie: place à la nature! Voici notre itinéraire en 7 étapes:

  1. Bogota (2nuits)
  2. Villa de Leyva (1nuit)
  3. Monguí (2nuits)
  4. Carthagène des Indes (3nuits)
  5. Santa Marta & Palomino & Parc Tayrona (3nuits)
  6. Quindio (région du Café) & Valle del Cocora (3 nuits)

Nous avons posé les bases d'un voyage comme nous les aimons: variés, rythmés, unique aussi. Je déteste reproduire les itinéraires déjà tout préparé. J'aime m'immerger et lire entre toutes les lignes que je décripte: je cherche notre style! Entre élégance & aventure, entre confort & découverte, entre lazy & engagé... Bogota semble une incontournable escale, même si certain vol depuis PAris desservent Carthagène via Panama. Cette alternative est également dans les tuyaux. Les prix ne sont pas déterminants. Par contre, je découvre au fil de mes lectures, que la Colombie compte plus de 60% de la surface mondiale de l'eco-système du páramo. Les Andes m'attire et je sens que c'est cette partie du voyage qu'il faut embrasser! Monguí, aux portes de la Sierra del Cocuy sera notre escale. 

Bogota est aussi tout à fait dans ce que j'aime découvrir: une forme de re-naissance, on la dit dynamique, vive et décontractée. Le musé de l'or, qualifié de plus beau musée d'Amérique du Sud finit de me convaincre. Enfin, nous trouvons un hôtel parfait pour attérir.

Pour rejoindre la mer Caraïbes, plusieurs choix s'offrent à nous: revenir sur nos aps à Bogota et prendre un avion pour Carthagène, ou continuer vers Bucaramanga en Bus puis jusqu'à Santa Marta. Ma calculette à la main, une feuille de papier et un crayon, puis une petite conversation avec Cécile nous font renoncer aux 20h de bus, sur des routes accidentées, dommage? Ce sera l'avion et la version secure. Finalement nous aurons 3 grandes étapes:

1. Bogota et les Andes

2. Carthagène caraïbes et Jungle de la Sierra de Santa Marta

3. Région du Café et les Andes avec la valle del Cocora

1. Bogota, moderne, pacifiée & trendy

Attérir à Bogota, c'est l'assurance du dépaysement! Nom de l'aéroport: "Eldorado", ça ne s'invente pas... premier pas et de la fin d'un premier cliché, tant la ville semble contemporaine et dynamique. À 2600m d'altitude, elle se visite calmement. La Candeleria, ses ruelles colorées, la plaza Bolivar qu'on connait à travers la série Narcos :)

Notre première forte émotion, nous la vivons tous les 3 au musée de l'or. Jetlag aidant, nous y sommes quasiment à l'ouverture. Ça ne nous arrive pas si souvent! Les pièces, l'histoire, la scénographie et la finesse des pièces, tout est envoûtant. Sentiment incroyable d'humilité face à tant de détails. Le musée reste petit par rapport à d'autre plus renommés à l'international, mais justement l'ambiance y est chaleureuse, les touristes assez rares. Un délicieux café est servi en bas et c'est déjà la découverte des différentes techniques. Embarquement parfait pour ma part, pendant que déjà la boutique regorje de petits trésors :)

Notre étape urbaine continue et nous continuons de découvrir une ville cosmopolite, faisant la part belle au vélo dominicain, aérée et joyeuse. Nous nous y sentons bien, mais nous ne tentons pas le diable, nuit tombée nous rentrons en taxi. Notre hôtel résonne de musique latino funk salsa cumbia electro.

L'hotel Click-Clackl est une très belle surprise. Boutique un peu, Tout proche de la zona Rosa, du parque 93 de ses galeries d'art et ses immeubles New-yorkais. 

On pourrait dire qu'il est le repère de l'hédonisme du quartier, Un bar à burger "Apache" avec roof top sur le toit, un "Cien Gramos Kitchen Bar ", bar à tapas plus cool et surtour accessible aux enfants (enfin aux parents acccomgnés d'enfants comme nous). Djs branchés, photographes, top models et foodies gastronome, se bousculent pour tester les tapas et plats fusion.

L'hôtel vit au-delà de ses clients, avec un public festif, cool et très très chic. Comme l'hôtel Condesa de Mexico, le concept sud-américain de l'hôtel QG d'une population locale étonnate nous ravi, c'est encore un autre visage que nous découvrons. 

Nos derniers pas à Bogota nous mène à Monserrate, à 3152m d'altitude qu'une téléphérique atteint en quelques minutes, puis nous redescendons vers l'un des nombreux petits marchés. Paradis pour les filles :) bracelets, bibelots, poudre de beauté, jus de fruits frais... 

2. Villa de Leyva, douce entrée dans la Cordillère des Andes

Nous avons décidé de rejoindre la cordillère orientale vers la Sierra del Cocoy. Villa de Leyva est renommée, un peu touristique car facile à rejoindre depuis Bogota. Nous renonçons à la très touristique Cathédrale de sel. Villa de Leyva est nichée au pied des montagnes, l'air y est particulièrement pur et c'est d'ailleurs ce qui a fait son succès. Le matin nous sommes réveillés par les cloches de l'école et c'est l'occasion de s'échapper avec l'appareil photo pour sentir ce village.

3. Monguì, authentique et chaleureuse

On ne peut atteindre Monguì, sans aimer l'effort! Depuis Bogota, nous avons choisi de nous déplacer en bus. Ce choix est surtout dicté par l'envie d'utiliser les transport locaux et de vivre la Colombie de l'intérieur. Par contre, poésie mise à part, c'est long. Long et "intemporel". Les horaires de bus au départ sont très précis. Le problème, en tout cas pour nous, c'est l'arrivée :) Il faut retenir une chose, plus le bus est grand, plus il risque de prendre du retard car, tant qu'il n'est pas plein, il peut se transformer en UBER de la Cordillère. Une main levée au bord de la route et c'est un arrêt assuré. Le conseil: prendre les petits bus (il y a moins de place donc moins d'arrêt potentiel). Monguí est certainement l'étape la plus surprenant, pour nous, de notre voyage. En arrivant sur place, nuit tombée, avant de rejoindre un hôtel quasi fantôme, nous tentons d'organiser le trek dans le Páramo de Oceta. 

Cecile se dégonfle, mal influencée par les conseils de proches ne connaissant ni la Colombie, ni vraiment l'altitude, avec comme faux prétexte le jeune âge d'Éloi. Sans regret, j'irai seul. 

Cette randonnée, plus que trek, est superbe, les paysages grandioses, nous sommes seuls avec le guide de l'agence "Monguí travels". D'une durée de 8heures sur le papier, nous ferons le grand tour en moins de 5heures. D'un pas assuré! 

Pendant ce temps, Cécile visite toutes mini-boutiques du village et fait le plein d'alpaga et d'autres étoffes. Nous sommes là depuis 3j, mais les valises craquent déjà :)

4. Cartagena de los Indios

Découverte d'une citée de Pirates! Ici, on s'attend à croiser les Gentilshommes de Fortune qui voguent dans nos mémoires denfant: Jack Sparow ou Corto Maltese. Classé au Patrimoine de l'Unesco, la ville fortifiée domine la mer Caraïbes. Joyau est le mot que tout le monde emploie pour qualifier la ville. 

On la compare à La Havanne et elle porte le surnom de petite Séville. Son unité architecturale, ses maisons conservées, retapées pour certaines et d'autres envahie par la végétation en font un décor très glamour. On sent le passé et toute la richesse actuelle aussi. Tout se mélange. Les émeraudes sont partout en vitrine, les marchands de fruits frais, les carioles, ... on avance dans les rues, comme on tourne les pages d'un Corto Maltese. 

Mystérieuse, envoûtante, éclatante, inspirant la passion.

Esmeralda, ce n’est sans doute pas un hasard si Victor Hugo a donné à son héroïne le nom de cette pierre précieuse, symbolisant l’amour, la fidélité, l’espérance ou encore l’harmonie : l’émeraude. 

Les sensations en arrivant à Carthagène sont assez fortes: chaleur & humidité, mais dès l'aéroport, la brise, les voiles légères, et les épaules dénudées nous apportent des réponses: Caraïbe, sensuelle, tout à la fois authentique et sophistiquée... en passant les larges murailles, les quelques minutes à travers les ruelles animées laissent présager de Cécile un : "Je sens que je vais adorer!" Nous venons de faire une journée de transport depuis Monguí ce matin. La transition est intense et , effectivement on adore! Talons hauts, chemises en lin, panama ... l'ambiance change radicalement.

La passion est un mot sud-americain. Corazón, sangre, lucha, le champ lexical est fleuri :) 

On la compare à La Havanne et elle porte le surnom de petite Séville. Son unité architecturale, ses maisons conservées, retapées pour certaines et d'autres envahie par la végétation en font un décor très glamour. On sent le passé et toute la richesse actuelle aussi. Tout se mélange. Les émeraudes sont partout en vitrine, les marchands de fruits frais, les carioles, ... on avance dans les rues comme on tourne les pages d'un Corto Maltese. 

D'ailleurs, c'est le nom de l'hôtel "La Passion" décati & chic en même temps. On vit ici Cartagena de l'intérieur. Les fruits le matin, la piscine sur le toit, la douche en plein air, les odeurs et les matières sont en pleine cohérence avec ce monde.

5. Santa Marta & Palomino

Rejoindre Santa Marta sera une nouvelle aventure. Le Carnaval de Baranquilla bat son plein et tous les transports sont pris d'assault. Là encore nous avons du faire un choix, et nous n'avons pas à proprement participer à ce Carnal, 2ème plus grand d'Amérique du Sud après celui de Rio que nous avons toujours effleuré, sans le vivre. Une autre fois, mieux accompagné, et avec cet objectif précis, ce sera faisable. Nous rejoignons le pied de la Sierra de Santa Marta, en traversant Barrranquilla, festive, rougeoyante sous les assaults du soleil couchant, latine, enivrée, fiévreuse sous les multitudes de tonalités cumbia, pop, electro... Shakira partout, dans la rue, dans les enceintes de 1m3, dans la télé du bus... Éloi connait pour la première fois le nom d'un star! Elle viendra même égayer nos escales à l'hôtel :) "Papa tu peux mettre Shakira?"

Puis direction Palomino, car le Parc Tayonna, réputé comme le plus beau parc naturel de Colombie est encore fermé. Tous les ans, les Indions Kogui reprennent "possession" de cette terre sacrée et lui redonne sa pureté. Pas touriste! Nous sommes le 1mars, c'est l'ouverture... et nous ne sommes pas les seuls! l'entrèe au nord qui est la plus facile pour rejoindre les plages est assaillis de touristes en short ... comme nous n'avons pas pris soin de partir à l'aurore, nous allons jusqu'à l'entrée centrale: personne! mais cela cache une réalité que je devine entre les lignes: ce n'est pas le chemin idéal pour rejoindre ce qui fait la réputation du lieu: les plages. Ok, mais nous avions décidé de ne pas nous attaquer au fameux trek de la Ciudad Perdida - Cécile m'avait fait comprendre que les moustiques, les hamacs pendant 5 nuits, la boue, l'absence d'eau minérale: très peu pour elle:) - Bah du coup, ce chemin nous conduira à Pueblito

Après avoir montré patte blanche à l'entrée, passeport, droit d'entrée, règles et mitraillettes au poings, nous nous enfonçons gentiment dans une jungle hospitalière. Les 1h30 du guide sont avalées en 2h. Je commence mes règles de 3, car depuis Pueblito, on peut rejoindre la plage et finir le tour en ... 3h... si on ne traine pas ça devrait le faire.

Petit à petit nous nous enfonçons dans une jungle épaisse. Le jeune couple allemand qui était avec nous à l'entrée disparait devant nous, tente, matelas sur le dos, pressé de rejoindre la plage. Nous croisons quelques sihouettes drapées de blanc, qui disparaissent rapidement pour échaper à nos yeux ou pire à nos appareils photos. Nous avançons. Pueblito apparait tout d'un coup, une clairière un plateau, une famille nous regarde. Cécile est attirées et cherche du regarde la jeune maman. C'est une sensation étrange que de voir nos deux monde parallèles. Pieds nus dans la jungle, sous une hutte en toit de palme. Nos lectures nous ont appris qu'ils avaient une espérance de vie souvent supérieurs à celle des pays "industrialisés". Ce mot sonne étrangement à ce moment là. La pudeur nous fait avancer, le temps aussi qui défile.

Cette fois nous rencontrons un autre couple qui arrive de la plage. Leurs mots ne sont pas rassurants sur la difficulté du chemin à venir. 

Cécile veut faire demi-tour, pas moi!

Nous finirons par atteindre la fameuse plage vers 16h et le parc annonce sa fermeture à 17h, pas une minute à perdre nous continuons. 

À la frontale, nous finirons le tour , il est 20h

6. Quindio et la Valle del Cocora

Nous filons vers la dernière étape de notre périple: la région du café, le Quindio. Nous gagnerons la petite ville de Quimbaya, à quelques kilomètres de Filandia et de la plus touristique Salento départ du Parc de Los Nevados, et de belle randonné/trek dans la cordillères occidentale! 

Notre séjour sera marqué par la rencontre avec Nora et son mari, propriétaire de la Finca Villa Nora

La propriété couvre plusieurs hectares de culture dont celle du café. Architecture locale typique faite à partir de bambous, dite de style de la "colonisation d'Antioquia", typique des fincas de café de la région. Une coursive file le long de la façade pour une vue sur la plantation et les vallons alentours, vert & brume. Doña Nora et Roberto "Petits Propritaires" du Quindio, ex-magistrate et directeur du comité des cafeteros ont transformé la propriété familliale en Hacienda. Le luxe ici, c'est l'authenticité et l'élégance. 

Assis dans le salon, nous profitons du jardin tropical. C'est notre dernière étape avant le départ. La douceur du soir, les derniers rayons de soleil qui percent la brume nous enveloppe d'une petite nostalgie. Le ventilateur bat la cadence, la collection de poteries indiennes, les tapisseries et les boiseries sont autant de détails qui nous plongent dans l'histoire de cette région. Roberto nous initie au processus de la transforamtion du grain, de sa culture jusqu'à la tasse:)

Nous comprenons que cette économie mondialisée, dont le cours est fixé sur les marchés boursiers internationaux, a imposé ses règles au quotidien des "cafeteros".  Des périodes fastes "bonanza cafetera" aux tourmentes économiques et climatiques, c'est avant tout une histoire de passion et de dur labeur. Le travail se fait à flanc de collines parfois escarpées, jamais planes, entre 900 et 2000m d'altitude. Les coutumes, les chant et le code vestimentaires même naissent de cette culture cafetera. 

L'une des suprises pour nous est d'apprendre que la majorité des cultuvateurs ne connaissent pas le goût de leur café. La grains sont achetés secs et torrefiés chez les grandes enseignes intenationales. Mais les choses changent et nous rencontrons la nouvelle génération qui surfe sur la vague touristique et ose entreprendre: café design, finca ouverte au public et chambres d'hôtes de charme fleurissent. 

Nous tentons à nouveau notre chance pour découvrir la Valle del Cocora et ses palmiers de cire, tout une légende. Au pied du Parc national de Los Nevados, nous partons "marcher" pour 1 à 2h. Cette fois, on finira la tour en 6h, balade en pleine nature, on ne croisera presque personne. Ce qui aurait pu nous effrayer au début de notre séjour, nous ravi aujourd'hui. Une sensation d'être privilégié, un parfum d'aventure, sans vraiment de risque

Ce voyage peut être designé pour vous! 

Par exemple pour un départ pendant les vacances scolaires de Février:

Vol au départ de Bordeaux , avec 1 stop à Madrid sur Ibéria :autour de 690€/personne

Vol au départ de Paris direct pour Bogota sur Airfrance : autour de 770€/personne

Hotel Click-Clack à Bogota autour de 100€/nuit 

Hotel La Passion à Carthagène avec un film de présentation - 16personnes maximum - à partir de 100€/chambre

Finca Villa Nora à Quimbaya à partir de 110€ - 7 chambres

Nous sommes à votre écoute et nous pouvons vous façonner le voyage à votre mesure, notre sélection d'étapes et d'hôtel-boutique permet de répondre à vos envie. 


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