L'itinéraire d'Isabelle et Julien : 2 semaines au Japon

Kyoto - Isabelle et Julien - 11/08/2017

Vous avez sûrement déjà découvert le portrait de notre explorateur Julien Chomat, passionné de voyages et de photographie. Aujourd'hui, sa compagne Isabelle et lui vous livrent leur itinéraire de 2 semaines au Japon en mai dernier. Toutes les photos ont été prises par Julien lui-même ! 

Pourquoi le Japon ?

Le Japon m’a toujours attiré. Je voulais découvrir ce pays plein de contrastes au moins une fois, même si au départ cela ne tentait pas du tout Isabelle, ma compagne.

Pourquoi en cette saison ?

Parce que nous n’avions pas trop le choix ! Mais il y a deux périodes idéales pour y aller selon moi : en mars/avril quand les cerisiers sont en fleurs - ça doit être vraiment magnifique – et en automne quand les érables du Japon prennent des teintes flamboyantes. Ceci dit, quand nous y étions, nous avons eu des températures agréables (24-28° tout le temps, un seul jour de pluie sur l’ensemble du voyage) et probablement un peu moins de touristes que les semaines précédentes. 

Pour qui ?

Pour tout le monde, en adaptant le voyage bien évidement. Nous avons pas mal marché, donc attention avec des enfants…

Quel budget ?

Billets d’avion : 550 € /personne au départ de Bordeaux.

Hôtels : C’est LE gros poste de dépense, avec globalement un rapport qualité / prix assez moyen. Difficile de trouver un hébergement à moins de 100 € la nuit si l’on veut une chambre avec un minimum de charme.

Restos : C’est très paradoxal. On peut manger plutôt bien pour un prix relativement dérisoire (orgie de sushis de qualité moyenne, type Sushi shop, pour 16 € à 2 par exemple), mais dès que la qualité des produits augmente, les prix montent en flèche (bœuf wagyu, sushis hauts de gamme…). Donc tout dépend de votre budget ! Nous avons mixé pas mal entre restos pas chers et restos un peu plus hauts de gamme. 

Transports : Ça peut grimper vite. Ne pas se jeter sur le JR Pass qui est finalement très souvent peu rentable. Un peu difficile d’organiser ça à l’avance, parce qu’ils ont des milliers de compagnies différentes, avec des pass locaux difficiles à trouver en amont. Ça a dû nous revenir à 350 € / personne au total.

Visites : Les temples et jardins sur Kyoto sont souvent payants, même si pas très chers (3 à 5 € l’entrée). En revanche, ça s’additionne vite. Sur Tokyo, ils sont plus souvent gratuits. Les musées sont souvent payants également, même si pareil, pas hors de prix.

Souvenirs : Prévoir de la place dans les valises, on a envie de tout acheter ! Saké, whisky japonais (étonnement assez peu commercialisé localement), KitKat aux parfums étranges (nous avons ramené 14 parfums différents, dont saké, wasabi, rhum-raisin…), produits de beauté asiatiques, babioles kawaï, vêtements, baguettes, vaisselle, boîtes à thé, thé matcha…

Au total : Le budget tout compris (incluant les achats souvenirs et quelques vêtements sur place) a été de 7 300 € pour 2. Comme d’habitude, possibilité de le minimiser fortement si l’on n’apporte aucune importance à l’hébergement et que l’on décide de ne pas goûter le wagyu ou le thon gras !  

Étape 1 : 5 jours autour de Kyoto    

Jour 1 :   

Arrivée à 9h à Osaka. Nous récupérons notre pocket wifi (qui nous sera bien utile par la suite) et nos ICOCA cards pour prendre le train jusqu’à Kyoto. La gare de Kyoto est immense, le bâtiment vraiment impressionnant. On y croise nos premiers habitants en kimonos.

Puis nous prenons le bus jusqu’à notre hôtel où nous déposons nos bagages, et nous filons nous chercher un petit resto. Sur recommandation de l’hôtel, nous tentons les « ramens fire » chez Menbakaichidai : un véritable show du cuisinier qui fait flamber ses ramens sur le comptoir. Spectaculaire, dangereux, mais surtout plutôt bon.

Nous allons ensuite visiter notre premier temple, le Ninjo-ji : il y a pas mal de monde, mais on s’imprègne rapidement de l’atmosphère paisible des jardins zen. 

Après une petite pause à l’hôtel pour nous reposer un peu, nous reprenons le bus en direction du quartier de Gion pour trouver un endroit où manger. Nous nous baladons dans les petites rues avec les lanternes colorées et un nombre de restaurants hallucinant. Dur de choisir ! Nous tentons le Premium Pound Sanjo Kiyamachi : un menu pas donné, mais articulé autour du wagyu (le fameux bœuf japonais), avec comme point d’orgue le faux-filet de bœuf maturé. Un régal pour les papilles, mais aussi pour les yeux puisque le chef cuisine juste devant nous. Retour à l’hôtel après ce festin, car la « journée » commence à être longue…

Jour 2 :

Nous testons le petit-déjeuner japonais de notre ryokan (auberge typique du Japon).  Au menu : poulpe, pickles, riz, poisson, tofu. Très bon, même si inhabituel à une heure aussi matinale.

Nous prenons ensuite le bus en direction du quartier d'Arashimaya. Au programme du jour : la forêt de bambous, déjà bondée mais qui nous plonge dans une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite dans les jolis jardins du Tenryu-ji. Un peu plus loin, le Jojakko-ji, perché au sommet d’une petite colline, propose une atmosphère vraiment paisible. Nous continuons avec le Gio-ji, dont le petit jardin est recouvert de mousse. Enfin, le Adashino nenbutsu-ji regroupe quelques 8000 effigies de Buddha rassemblées dans un petit enclos.

Nous reprenons ensuite le bus en direction du temple d’or, le Kinkaju-ji. Là encore, beaucoup de monde qui se presse pour admirer ce temple entièrement doré.  Il est vraiment magnifique, on comprend la foule qui s’y presse. 

Petite pause glaces sésame noir et thé vert/vanille, vraiment délicieuses.

Nous marchons ensuite jusqu’au Daitoku-ji, une enceinte rassemblant 24 temples qui ne sont pas tous ouverts au public. Nous nous baladons seulement dans l’enceinte, les temples étant ensuite payants pour visiter l’intérieur.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au Centre Textile de Nishijin. Bien que très touristique, il donne un petit aperçu des techniques de tissage utilisées et permet d’assister à un défilé de kimono kitchissime, très prisé des groupes d’asiatiques en voyage dans le coin et qui nous occasionnera quelques fous rires.

Après une petite sieste à l’hôtel, nous retournons nous balader et nous nous arrêtons diner au Kikyo Sushi : sushis extra-frais et bien préparés, avec un accueil aimable de la famille qui tient ce petit restaurant.

Jour 3 :

La journée commence avec la visite du Bic Camera, un immense magasin d’électronique pour acheter un chargeur de batterie, puisqu’on a oublié le nôtre.

Direction ensuite le quartier d’Higashiyama, avec au sud le Kiyomizu-dera, un des plus grands temples de la ville où se pressent les locaux et les touristes, mêlant vêtements occidentaux et kimonos traditionnels. Les quartiers de Ninnen-zaka et de Sanen-Zaka permettent de faire un peu les boutiques (on y trouve des choses parfaitement invraisemblables) tout en visitant des quartiers à l’architecture traditionnelle. 

Nous passons devant le Kodai-ji sans s’y arrêter jusqu’au parc Maruyama, où d’autres japonaises en kimono s’adonnent à leur passe-temps favori : se prendre en photo. Direction ensuite le Chion-in et sa porte d’entrée majestueuse : nous assistons à une petite cérémonie avec prières bouddhistes. Le Shoren-in un peu plus loin est encadré d’arbres absolument immenses.  

Balade suivante vers le Nishimi Market, une longue allée commerciale où les étals de marchés proposent des aliments tous plus bizarres les uns que les autres. On a envie de tout gouter, sans certitude.

Enfin, direction le Fushimi Inara, notre monument préféré sur Kyoto. Un peu à l’écart de la ville, une balade de 1h30 environ dans la colline ombragée sous une succession de Tori, ces portes orange gravées. Ça grimpe un peu, mais ça vaut le coup. L’ambiance est vraiment magique, surtout quand on arrive à s’éloigner un peu de la foule. 

Diner chez Katsukura, qui sert du proc frit, et desserts à base de thé vert (tiramisu et tarte) dans une pâtisserie à côté.

 Jour 4 : Journée à Nara, pour voir les daims du parc

En route vers les daims sacrés de la ville de Nara, à une petite heure de train de Kyoto. La ville est célèbre pour son parc où gambadent des daims en liberté, considérés comme sacrés. Et effectivement, c'est impressionnant, il y en a partout, pas farouches pour un sous (ils ont bien compris que les touristes venaient avec des biscuits, vendus par paquets entiers dans tout le parc). Nous passons d'abord à l'Isui-en, un très joli jardin zen. 

Le temple principal de Nara propose un des (si ce n'est le) plus grand bouddha en bronze et or. Plusieurs petits temples annexes sont disséminés dans le parc. Et partout, toujours, les cervidés pas farouches aux bois tout doux.

Retour en fin d'après-midi, nous cherchons un resto pas trop loin de l'hôtel. Nous atterrissons dans un bar à saké où rien n'est traduit, le choix des boissons et de l'apéro a été assez fastidieux (avouons-le, la serveuse a choisi pour nous).

Jour 5 :

Nous commençons la journée avec la visite du temple préféré de l’un des employés de l'hôtel où nous logeons, le Shisen-do. Mignon mais rien d'extraordinaire non plus. Le Gonkaku-ji nous laisse en revanche un souvenir plus vif : jardins ratisses à la perfection, joli temple, une visite vraiment agréable. On emprunte ensuite le chemin de la philosophie qui longe un petit canal, bordé de cerisiers. En mars/avril ce doit être magnifique.

Petite pause shopping chez Uniqlo puis nous retournons dans le quartier de Gion et ses petites rues typiques. Nous nous baladons un long moment à la recherche des geishas. Nous en apercevrons 2, se faufilant dans les ruelles annexes pour échapper aux appareils photos des touristes. 

Dîner au Gion Namba qui propose de la cuisine gastronomique japonaise (kaiseki) : une multitude de petits plats divers et variés. Très bon, même si notre palais n'est peut-être pas suffisamment habitué pour apprécier pleinement cette gastronomie.

Étape 2 : 2 jours à Koya-San

Après un long périple à travers Osaka puis la forêt, nous voilà arrivés au pied du téléphérique montant vers le Mont Koya : 5 mn de montée vertigineuse à travers la forêt.

Nous rejoignons ensuite le temple où nous passerons 2 nuits, dans une chambre typique (portes coulissantes en papier de riz, tentures peintes au mur, tatami au sol). Il se situe juste en face de l'enceinte sacrée ou sont réunis plusieurs temples de toute beauté. Nous nous baladons tranquillement dans l'enceinte puis nous rejoignons le musée, gratuit ce jour-là. Retour au temple pour le dîner, servi à 17h30 (ça ne rigole pas chez les moines !) : une délicieuse cuisine végétarienne que je serai incapable de vous décrire.

Nous nous couchons assez tôt en prévision de la prière du lendemain. Après une nuit plutôt mauvaise (le futon était assez mince et la chambre glaciale malgré la couette assez chaude), réveil précoce pour la prière à 6h30. Le petit déjeuner qui suit est dans la même veine que le dîner d'hier : Bon, végétalien, mais il faut s'habituer à manger ce genre de choses au petit déjeuner, notamment la cerise macérée dans le vinaigre.

Ensuite, direction le Okukoin, à l'autre bout de la ville : un immense cimetière rassemblant plus de 200 000 tombes, des plus anciennes aux plus récentes, dans une forêt. La balade est agréable au milieu des arbres, de la mousse et des édifices en pierre. Tout au bout se situe un joli temple éclairé par des centaines de lanternes. Juste avant le temple, un petit édifice en bois permet d'essayer de soulever une pierre qui est censée peser le poids de nos pêchés. Bon, j’ai du être très, très vilain dans mes vies antérieures !

Retour vers la ville avec un petit arrêt pour goûter un cheese-cake de tofu, puis nous retournons au temple pour tester le onsen (bain thermal japonais). L'eau est brûlante mais c'est super agréable, on emmagasine toute la chaleur possible pour la soirée. Nouveau repas végétalien a 17h30, toujours délicieux.

Étape 3 : 2 jours au Mont Fuji

Après une journée de transports bien fatigante, nous arrivons enfin au Mont Fuji : au détour d’un virage, il apparait tout à coup à travers les vitres du bus, majestueux, et surtout complétement découvert. 

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel (Wafu Guesthouse, une chambre assez typique avec vue sur le mont), nous nous mettons en route vers le lac Kawaguchiko. Effectivement, ça confirme ce qu’on a lu un peu partout : la ville en elle-même est plutôt moche, ambiance ville fantôme sur le déclin. Heureusement, le temps est avec nous et nous avons droit à des vues magnifiques du mont Fuji. Nous prenons le téléphérique qui nous amène en haut d’un autre petit mont avec une super vue et nous descendons par le petit chemin qui traverse un parc à hortensias.

Nous nous baladons ensuite vers le lac avant d’aller diner au High Spirit, une excellente adresse du coin.

Le lendemain, nous prenons le bus en direction du lac Shoji. Et alors que jusqu’à maintenant, le coin ne nous avait pas fait une super impression, nous comprenons enfin pourquoi nous sommes venus. L’endroit est paisible, le lac magnifique, avec la vue sur le mont Fuji qui se découpe derrière, des pêcheurs sur le lac… C’est vraiment beau. Nous y voyons d’ailleurs nos seuls cerisiers en fleurs, ils ont l’air un peu en retard ici. 

Après avoir fait le tour du lac à pied et déjeuné d’un soba (plat japonais constitué de pâtes de sarrasin), nous reprenons le bus pour rentrer sur Kawaguchiko, en faisant un petit détour par le lac Motosu, plus éloigné, très beau aussi. 

Nous visitons la petite brasserie de saké de Kawaguchiko, Ide Brewery, où la gentille propriétaire des lieux nous explique dans un anglais hésitant mais néanmoins charmant comment le saké est fabriqué. Après le moment le plus intéressant de la visite (la dégustation !), nous reprenons le bus en direction de l’autre rive du lac Kawaguchi, qui offre lui aussi une superbe vue sur le mont Fuji, qui ne s’est toujours pas couvert d’un seul nuage.

Après un repas de tempura au Fuji Tempura Idaten, nous nous couchons tôt en prévision de notre départ matinal du lendemain.

Étape 4 : 1 journée et 1 nuit à Nikko

Retour sur Tokyo en bus jusqu’à Asakusa, où nous achetons nos Nikko City Area Pass à 2 300 yens et quelques), qui permettent l’aller-retour jusqu’à Nikko ainsi que le bus dans la zone principale. Le trajet en bus locaux est un peu long, et c’est finalement vers 13h30 que nous arrivons à Nikko.

Nous déjeunons à côté de la gare dans un délicieux resto, Komekichi Kozushi, qui nous sert un menu assez typique du coin (sashimis, sushis, et un ensemble de petites choses que nous n’avons toujours pas identifiées (mis à part la peau du lait lors du caillage du lait de soja).

Nous déposons nos bagages à l’hôtel, et en route vers le temple le plus connu du coin : le Tosho-gu. Un immense ensemble qui diffère des autres temples visités, dans un style beaucoup plus bling-bling et qui ressemble un peu plus aux temples asiatiques birmans ou thaïlandais, les mosaïques de miroirs en moins. On y retrouve énormément de sculptures, de dorures, de couleurs… Et les 3 fameux singes bouddhistes, qui se déclinent à l’infini sur toutes les bizarreries alimentaires vendues dans le coin.

Enfin, direction la gare, le long de la rue principale bordée de boutiques. Nous faisons quelques emplettes pour le repas du soir puis rentrons à l’hôtel profiter du onsen privatif.

Étape 5 : 6 jours à Tokyo    

Jour 1 :

Après 3 heures de train, nous voilà arrivés à Shinjuku, le quartier où se situe notre hôtel. Nous déposons nos petits bagages, nous assurons que les autres sont arrivés sans encontre avec le Tai-Q-bin (ce qui est évidement le cas, nous n’avions pas beaucoup de doutes), et nous voilà partis pour découvrir le quartier. 

Là, nous changeons de Japon : nous sommes au milieu des grattes-ciels, des enseignes aux néons et des grands magasins. Nous poursuivons avidement notre collection de KitKat, nous flânons dans ces immenses magasins d’électroniques (au rayon photo évidement…), et rions chez Don Quichote (6 étages vendant de tout et n’importe quoi, mais surtout du n’importe quoi, d’ailleurs…), nous scotchons sur les intersections où des centaines de gens traversent en même temps…

Nous repassons rapidement à l’hôtel récupérer notre chambre. Bonne surprise, elle est située au 15ème étage (sur 16) avec une superbe vue sur Tokyo. Elle est petite, mais jolie et fonctionnelle.

Direction ensuite le Tokyo Metropolitan Government Building, 2 tours jumelles hautes de 51 étages et qui proposent une plateforme d’observation au 45ème. La vue sur tout Tokyo est complètement démente, le temps est super dégagé nous permettant même d’apercevoir le Mont Fuji au loin.

Un coup de Tripadvisor pour le resto du soir, le n°1 du quartier ne semble pas très loin : Rokkasen. Nous tentons, sans grand espoir (apparemment, il faut souvent réserver longtemps à l’avance). Coup de chance, une table de libre (en même temps, il est 18h30, nous avons pris l’habitude de manger tôt ici, ce qui semble assez dans les coutumes locales). Le principe du resto est sympa : griller soi-même sa viande sur un espèce de barbecue situé au centre de la table. Nous choisissons un assortiment de viandes et légumes à griller : c’est cher, mais quel régal ! Ça confirme nos premières impressions de Kyoto : plus jamais nous ne mangerons de bœuf en France.

Retour à l’hôtel : la nuit est tombée et Tokyo commence à s’illuminer de milliers de néons multicolores. 

Nous passons par Memory Lane (Piss Alley), de petites ruelles avec une succession de petits comptoirs traditionnels servant des yakitori et d’autres petits plats simples mais qui semblent délicieux. Nous traversons Kabuki-cho, le quartier « chaud » de Tokyo où se succèdent bar à hôtesses, sex-shop et peep-show, mais aussi restaurants tout à fait classiques, salles de « jeux » (pinces pour attraper des peluches, les japonais semblent adorer ça). Nous finissons par traverser Golden Gai, de petites ruelles avec une succession de bars dans des baraquements en bois traditionnels, mais il semble être encore un peu tôt et les rues ne sont pas très animées.

Jour 2 : Harakuju, Shibuya, Daikanyama et Shimokitosawa

Nous partons relativement tôt en direction du temple dédié à l’empereur Meiji, le Meiji-jingu. Un bel ensemble sobre, d’accès gratuit, au milieu des arbres. Une séance photo d’un mariage traditionnel japonais s’y déroule, amusant.

La sortie se fait ensuite sur Takeshita-dori, rue emblématique d’un quartier où se pressent des ados dans des boutiques vendant toutes les bêtises imaginables. C’est tout simplement fascinant. Nous passons du temps à arpenter les allées de magasins comme Daiso (tout à 100 yens) ou Kiddyland.

Nous arrivons vers Shibuya et son fameux carrefour où se presse une foule incroyable. Nous reviendrons de nuit pour mieux apprécier l’endroit. Avant, nous passons voir la statue de Hachiko, le chien le plus fidèle au monde (qui aurait attendu tous les jours son maître décédé à la station de métro de Shibuya pendant plus de 10 ans).

Nous déjeunons à Ichara Ramen, un resto de ramens offrant une expérience étonnante : après avoir commandé sur une machine et payé, on reçoit un ticket. On nous amène jusqu’à une petite place individuelle où on choisit les caractéristiques de son ramen (cuisson des nouilles, intensité du bouillon, dose d’oignons…) : drôle, bon et pas cher. 

Nous longeons ensuite le Meguro-gawa, long canal planté de cerisiers, pour rejoindre Daikanyama, un quartier qui propose une toute autre ambiance. Plus de buildings, des rues calmes et fleuries, des boutiques de créateurs à tous les coins. Nous nous arrêtons boire un frappucino au thé matcha au Daikanyama-T-site, un grand jardin entourant une gigantesque librairie.

S’ensuit une balade de 5km parmi les rues calmes de Tokyo jusqu’au quartier de Shimokitasawa, une succession de friperies, dont Flamingo et Shimokita Garage Department, situé dans un vieux garage.

Retour en métro vers Shibuya à la nuit tombée : le carrefour devient vraiment délirant.

Nous mangeons ensuite dans un bar à sushi étonnant, le Uebo Genki Sushi : commande sur une petite tablette tactile individuelle et réception de la commande via un tapis roulant qui s’arrête juste devant notre place. Un bon rapport qualité/prix puisque les sushis (et maki, etc.) sont à 100 yens les 2 pièces. On s’en sort pour 1 800 yens à 2, prêts à exploser ! 

Jour 3 :

Lever plus tardif aujourd’hui, nous filons directement sur Yanaka, un quartier authentique qui n’a pas été rasé pendant la guerre et qui présente donc de vieilles maisons typiques. Nous passons par le cimetière, la rue commerçante (Yanaka Ginza), des petits temples à tous les coins de rue.

Nous poursuivons vers le quartier adjacent, Ueno, très connu pour son grand parc abritant un zoo et le musée national de Tokyo, le joli temple de To-shogu et ses rues commerçantes d’Ameyoko et de Yamashiroya.

Après un rapide repas sans grand intérêt, nous partons en direction de Jinbocho, le quartier des libraires. Des tas de petites boutiques vendent des livres neufs et d’occasions, dont certains de très vieux livres qui valent une petite fortune (notamment celle d’Ohya Shobo). 

Nous terminons la journée sur Akihabara, quartier des geeks. À la nuit tombée, les néons s’allument de partout pour éclairer des immenses magasins vendant des figurines en tout genre, des mangas, des costumes de cosplay et tout ce qu’on peut imaginer.Nous nous offrons d’ailleurs une séquence nostalgie avec une petite partie de Super Mario Bross sur une borne d’arcade. Nous hésitons à tenter l’expérience d’un maid café (où les serveuses ont des costumes de domestiques), mais trop de kawaï tuant le kawaï, nous passons notre tour pour cette fois.

Au diner, de délicieux tonkatsu (porc pané et frit) au Marugo Tonkatsu, et le dessert chez Pablo Mini (mini tartelettes au fromage frais parfumées, délicieux). Nous rentrons en métro en traversant à nouveau Piss Alley et Kabuki-Cho. 

Jour 4 :

Au réveil, comme prévu, Tokyo est sous la pluie. Pas très motivant pour sortir. Nous changeons donc un peu de planning et partons en direction du quartier de Roppongi pour une journée un peu plus culturelle.  

Nous débutons avec le Mori Art Museum, musée d’art moderne au 52ème étage de la Mori Tower avec une vue à couper le souffle sur la ville. Expo sympa sur les comics Marvel.

Nous passons ensuite au Centre National des Arts de Tokyo, abrité dans un bâtiment à l’architecture étonnante. Nous ne visiterons pas les expos pour celui-là car elles ne nous tentaient pas plus que ça.

Cap ensuite sur le 21 21 Design Sight, autre musée au cœur d’un petit parc, avec une expo sur les athlètes : hyper bien faite, interactive et rigolote, nous avons passé un vrai bon moment.

Nous nous baladons ensuite dans la Tokyo Midtown juste à côté, une immense tour abritant un centre commercial.

Nous rejoignons ensuite le quartier de Ginza où se trouve le Kabuki-za, théâtre typique japonais. Les pièces durent souvent une journée entière (divisée en plusieurs parties qui n’ont pas forcément de lien entre elles), mais on peut heureusement acheter des billets « single act » (1 à 2h de représentation). Nous n’avons pas tout compris à la pièce, mais c’était rigolo. Un mélange de théâtre, chants avec de jolis costumes. Quelques longueurs parfois (comme les 40mn où quasiment aucun acteur n’a bougé de sa position), mais original.

À une courte distance de marche du théâtre se trouve le marché aux poissons de Tsukiji, qu’on ira visiter un autre jour car il commence à se faire tard. L’intérêt réside surtout dans les nombreux restos de sushis alentours, évidement ultrafrais et absolument délicieux, les meilleurs de notre séjour (mention spéciale pour le thon gras, même si c’est mal, on sait).

Jour 5 : Ginza et Akasaka

Nous retournons vers Ginza, que nous n’avons pas trop eu le temps d’explorer la veille. 2 expos à la Shiseido Gallery et une super sur Roman Cieslewicz à la Ginza Graphic Gallery, ainsi que le marché aux poissons de Tsukiji : des milliers d’étals de poisson ultra-frais, des têtes de thon gigantesques, des tentacules de poulpe monstrueux et quantité de restos de sushis délicieux. Nous opterons pour Yamazaki et son chirachi premium, qui valait bien son heure d’attente (prévoir d’arriver super tôt pour éviter ça).

Nous marchons ensuite jusqu’à Chiyoda (en traversant le forum international de Tokyo, joli bâtiment, et en passant devant la gare de Tokyo récemment rénovée), mais malheureusement les jardins impériaux sont fermés le samedi (nous devions y aller la veille, mais bon, sous la pluie…)

Nous arrivons à Akasaka, quartier assez peu intéressant, excepté le Hie-jinja et ses adorables toris (dont je profiterai assez peu, étant en train de subir une attaque en règle de moustique tigres, mais ouf, ni dengue ni chikungunya en vue pour le moment…) avant de rentrer à l’hôtel.

Jour 6 : Asakusa

Dernier jour du voyage, dans le quartier d’Asakusa. Il tourne principalement autour du Senso-ji, grand temple avec plusieurs bâtiments annexes et 2 longues rues commerçantes vendant babioles, souvenirs et petites choses à manger (dont le melon-pan, sorte de brioche un peu caramélisée sur le dessus, délicieuse). Nous montons d’abord à l’observatoire de l’office du tourisme qui permet d’avoir une jolie vue sur la Tokyo SkyTree et sur le Senso-ji.

Pas loin du temple se trouve aussi le Hanayashiki, un vieux parc d’attraction complètement ringard mais adorable, avec ses montagnes russes les plus vieilles du Japon et quelques autres attractions toutes aussi kitsch les unes que les autres. On gagnera même un prix au lancer d’étoiles de ninja !

Après une petite pause dans un bar à chouettes (ben oui, au Japon, les bars à chat, c’est ringard maintenant…), nous passons voir l’Imado-jinja, petit temple vénérant les chats.

Nous nous baladons ensuite le long du fleuve pour rentrer, en passant devant la Tokyo SkyTree (nous n’aurons pas le courage de faire 2h30 de queue pour avoir le privilège de contempler Tokyo à 350m de hauteur) et l’étrange sculpture de Starck (ressemblant étrangement à un étron doré) situé au musée de la bière.

Dernier petit tour dans Shinjuku de nuit, pour tester cette fois le Shabu-shabu, spécialité japonaise de fondue (légumes et viandes dans de l’eau bouillante) : très bon (encore une fois, ce bœuf…), mais très cher (et à choisir, je préfère la viande cuite à la plancha que bouillie…).  

Les Tops

Top 3 des temples :   Temple d’or / Temple d’argent Gukaken-ji / Fushimi Inari.

Top 3 culinaire :   Soft ice-cream au sésame noir et au thé vert / Wagyu : plus jamais on ne remange de bœuf en France /Les sushis et sashimis des restos près du Tsukiji Market.

Top 5 des trucs étonnants :   La politesse des japonais / C'est vraiment le pays des contrastes / Le Tai-Q-bin ou comment envoyer ses bagages à l’autre bout du pays pour un prix dérisoire (moins de 30euros pour 2 valises cabines de Kyoto à Tokyo).

Si c’était à refaire…   

1 seule nuit sur Koya-San. Peut-être zapper Nikko, car c’était mignon, mais tous les autres temples étaient en pleine rénovation, entourés d’une structure en métal. Et pourquoi pas visiter Osaka !

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